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Mon Cinquième élément décors pour le film de Luc Besson
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Résumé
Cela fait longtemps que le cinéma américain puise gentiment son inspiration graphique dans le vivier de notre bande dessinée française. Luc Besson lui, a toujours parlé de son penchant. Il a, depuis tout jeune, eu Jean-Claude Mézières comme référence. Son univers, son trait, sa faculté d'imaginer les situations nouvelles, les mondes, les autres galaxies... Alors en pensant à son Cinquième Elément il a pensé aussi au dessinateur de Valérian. Jean-Claude Mézières raconte dans ce livre avec tact et précision son " Cinquième Elément à lui ". Son aventure, qui l'a amené à concevoir, inventer les temps forts des décors de ce qui allait être un des plus grands succès mondial du cinéma français, est méticuleusement reconstituée dans ce tome 2 des " Extras de Mézières ". Un livre document, et des croquis époustouflants. Lorsque le cinéma appelle la bande dessinée - à ce niveau de qualité - c'est l'accord parfait.
## Biographie de l'auteur
Jean-Claude Mézières est né en 1938 à Paris. Il grandit à Saint-Mandé, une ville de banlieue située à l'est de la capitale. En 1944, alors qu'il s'est réfugié avec ses parents dans la cave d'un immeuble afin d'échapper aux bombardements allemands, il fait la connaissance d'un enfant de son âge nommé Pierre Christin. Une amitié pour la vie est née. Les deux garçons ne se contenteront pas de jouer ensemble dans le bois de Vincennes. Ils se découvriront bientôt une passion commune pour la science-fiction et les « illustrés », comme on appelle encore les bandes dessinées. Jean-Claude dévore l'hebdomadaire « O.K », les aventures d'Arys Buck dessinées par Albert Uderzo et « Le Lotus bleu », l'album de Tintin que lui a offert sa marraine à l'occasion de ses dix ans. De Tintin à Spirou. Lecteur régulier de l'hebdomadaire « Tintin », il le délaisse cependant pour le remplacer par « Spirou », dans lequel flotte un parfum de liberté qui contraste avec l'esprit de sérieux de son concurrent. Il est fasciné par « Les Chapeaux noirs », une aventure de Spirou et Fantasio en forme de western fantaisiste signée par André Franquin. Les histoires de cow-boys et les plaines d'Amérique nourrissent les rêves du jeune Jean-Claude depuis qu'il a vu, dans un cinéma de province, un film du Lone Ranger, le justicier masqué. Rien d'étonnant s'il écrit et dessine, à l'âge de 15 ans, un western de 16 planches intitulé « La Grande Poursuite », hommage aussi enthousiaste que juvénile au graphisme de Franquin et aux « Chapeaux noirs ». Il en enverra même un exemplaire à Hergé, lequel ne prendra pas la peine de le publier, au grand regret du jeune Jean-Claude qui devra se contenter d'une lettre signée par le créateur de Tintin... Ses premiers pas dans la bande dessinée. Plus motivé par le dessin que par l'enseignement scolaire classique, Jean-Claude Mézières intègre en 1954 l'école des Arts appliqués à l'industrie et au commerce, surnommée « Les Arts'a ». Il est inscrit dans la section « Tissus et papiers peints ». Il devient copain avec les deux seuls élèves qui s'intéressent à ce que l'on n'appelle pas encore le « 9 art » : Patrick « Pat » Mallet et un certain Jean Giraud, avec lequel il sèche des cours trop souvent ennuyeux pour se réfugier dans les salles de cinéma des grands boulevards parisiens. En octobre 1955, il publie sa première bande dessinée. Un western, forcément... L'histoire, intitulée « Bill le shériff », paraît dans l'hebdomadaire « Coeurs vaillants » édité par le groupe Fleurus. En 1957, il s'offre un séjour à Bruxelles avec Pat Mallet pour rencontrer son idole, André Franquin. En mars 1958, sur le conseil de Franquin, les deux apprentis dessinateurs, accompagnés de Jean Giraud, rendent visite à Joseph Gillain, alias Jijé. Celui-ci est l'auteur des aventures du cow-boy Jerry Spring, dont Jean-Claude est un lecteur passionné. Jean-Claude Mézières, cow-boy et dessinateur. Mais s'il rêve toujours d'Amérique - au point d'envisager, avec l'ami Giraud, un voyage en bateau vers New York, qui restera à l'état de fantasme -, le jeune Mézières devra encore attendre pour franchir l'océan Atlantique. En octobre 1958, il part pour le service militaire, d'abord en métropole puis en Algérie. Il en reviendra avec de solides convictions antimilitaristes. Rendu à la vie civile en janvier 1961, il répond à une petite annonce du quotidien « Le Figaro ». Le voilà engagé par Hachette pour travailler, comme maquettiste puis illustrateur, sur la collection « Histoire des civilisations ». En 1963, il devient assistant-photographe dans le studio de publicité de Benoît Gillain, l'un des fils de Jijé. S'il a renoncé à ses envies de bande dessinée, il n'a pas renoncé à un destin de cow-boy. En juin 1965, il s'envole enfin pour les Etats-Unis. Il bourlingue de Seattle au Montana et à San Francisco, puis il est hébergé par son copain Pierre Christin, qui enseigne le surréalisme et la « Nouvelle Vague » à l'université de Salt Lake City. L'une des élèves de Christin, prénommée Linda, deviendra d'ailleurs l'épouse de Jean-Claude et la mère de leur fille, Emily. Il place quelques dessins dans « The Children's Friend », une sorte de « Coeurs vaillants » mormon. Jusqu'au jour où Christin lui propose de revenir à la bande dessinée et de lui écrire un scénario. Ils réalisent ensemble deux histoires courtes, « Le Rhum du Punch » et « Comment réussir en affaires en se donnant un mal fou ! », publiées dans l'hebdomadaire « Pilote » en mars et juillet 1966 grâce à l'entremise de Jean Giraud. Ce qui ne l'empêche pas de se frotter à la dure - mais exaltante ? réalité de la vie de cow-boy au Dugout ranch, dans l'Utah. Naissance de Valérian... et de Laureline ! En septembre 1966, Jean-Claude Mézières rentre en France. Après avoir rencontré René Goscinny et Jean-Michel Charlier, les deux rédacteurs en chef de Pilote, il dessine une troisième histoire écrite par Christin, « Le chemin de l'enfer est pavé de bonnes intentions », et un scénario de Fred, le créateur de « Philémon ». Puis il propose à Pierre Christin d'entamer une collaboration durable avec une série au long cours dont ils seraient les auteurs. Le 9 novembre 1967, dans « Pilote », Valérian et Laureline, agents spatio-temporels de Galaxity, entrent en scène avec une aventure de trente planches, « Valérian contre les mauvais rêves ». Christin signe « Linus », clin d'oeil aux Peanuts de Charles Schulz, tandis que Mézières signe « Jc. Mézi ». On aurait pu attendre Jean-Claude sur le terrain du western, sa passion de toujours, mais le secteur est déjà bien encombré entre Lucky Luke, Jerry Spring et Blueberry, alors que la science-fiction est un territoire presque vierge et riche de possibilités. En ce milieu des années 1960, Mézières et Christin auraient sans doute ouvert de grands yeux incrédules si quelqu'un leur avait prédit que leurs héros sillonneraient l'espace-temps tout au long de 25 albums et que leurs aventures serait traduites en une vingtaine de langues. Le réalisateur américain George Lucas ne manquera pas de leur rendre hommage à sa manière avec la saga de « Star Wars », dont certaines scènes semblent avoir été pour le moins inspirées par « Valérian »... Mézières, au-delà de « Valérian »... S'il est l'homme d'une seule série, à l'instar de Morris et de son Lucky Luke, Jean-Claude Mézières a publié des bandes dessinées dans plusieurs magazines spécialisés, de « Métal Hurlant » à « Fluide glacial » et « (À Suivre) », ainsi que des illustrations dans la presse généraliste, des affiches pour des festivals ou des sérigraphies. En 1985, il s'embarque dans une tournée des ports d'Europe en compagnie de Pierre Christin, sur les traces d'une femme mystérieuse qui deviendra l'héroïne d'un récit illustré, « Lady Polaris », publié en 1987 par les éditions Autrement. JeanClaude Mézières a aussi travaillé pour le cinéma, dessinant des décors et des costumes pour « Un dieu rebelle », un film de Peter Fleischmann, et pour « Le Cinquième Élément » de Luc Besson, auquel il a donné l'idée des taxis volants. Une sélection de ces div…
## Biographie de l'auteur
Jean-Claude Mézières est né en 1938 à Paris. Il grandit à Saint-Mandé, une ville de banlieue située à l'est de la capitale. En 1944, alors qu'il s'est réfugié avec ses parents dans la cave d'un immeuble afin d'échapper aux bombardements allemands, il fait la connaissance d'un enfant de son âge nommé Pierre Christin. Une amitié pour la vie est née. Les deux garçons ne se contenteront pas de jouer ensemble dans le bois de Vincennes. Ils se découvriront bientôt une passion commune pour la science-fiction et les « illustrés », comme on appelle encore les bandes dessinées. Jean-Claude dévore l'hebdomadaire « O.K », les aventures d'Arys Buck dessinées par Albert Uderzo et « Le Lotus bleu », l'album de Tintin que lui a offert sa marraine à l'occasion de ses dix ans. De Tintin à Spirou. Lecteur régulier de l'hebdomadaire « Tintin », il le délaisse cependant pour le remplacer par « Spirou », dans lequel flotte un parfum de liberté qui contraste avec l'esprit de sérieux de son concurrent. Il est fasciné par « Les Chapeaux noirs », une aventure de Spirou et Fantasio en forme de western fantaisiste signée par André Franquin. Les histoires de cow-boys et les plaines d'Amérique nourrissent les rêves du jeune Jean-Claude depuis qu'il a vu, dans un cinéma de province, un film du Lone Ranger, le justicier masqué. Rien d'étonnant s'il écrit et dessine, à l'âge de 15 ans, un western de 16 planches intitulé « La Grande Poursuite », hommage aussi enthousiaste que juvénile au graphisme de Franquin et aux « Chapeaux noirs ». Il en enverra même un exemplaire à Hergé, lequel ne prendra pas la peine de le publier, au grand regret du jeune Jean-Claude qui devra se contenter d'une lettre signée par le créateur de Tintin... Ses premiers pas dans la bande dessinée. Plus motivé par le dessin que par l'enseignement scolaire classique, Jean-Claude Mézières intègre en 1954 l'école des Arts appliqués à l'industrie et au commerce, surnommée « Les Arts'a ». Il est inscrit dans la section « Tissus et papiers peints ». Il devient copain avec les deux seuls élèves qui s'intéressent à ce que l'on n'appelle pas encore le « 9 art » : Patrick « Pat » Mallet et un certain Jean Giraud, avec lequel il sèche des cours trop souvent ennuyeux pour se réfugier dans les salles de cinéma des grands boulevards parisiens. En octobre 1955, il publie sa première bande dessinée. Un western, forcément... L'histoire, intitulée « Bill le shériff », paraît dans l'hebdomadaire « Coeurs vaillants » édité par le groupe Fleurus. En 1957, il s'offre un séjour à Bruxelles avec Pat Mallet pour rencontrer son idole, André Franquin. En mars 1958, sur le conseil de Franquin, les deux apprentis dessinateurs, accompagnés de Jean Giraud, rendent visite à Joseph Gillain, alias Jijé. Celui-ci est l'auteur des aventures du cow-boy Jerry Spring, dont Jean-Claude est un lecteur passionné. Jean-Claude Mézières, cow-boy et dessinateur. Mais s'il rêve toujours d'Amérique - au point d'envisager, avec l'ami Giraud, un voyage en bateau vers New York, qui restera à l'état de fantasme -, le jeune Mézières devra encore attendre pour franchir l'océan Atlantique. En octobre 1958, il part pour le service militaire, d'abord en métropole puis en Algérie. Il en reviendra avec de solides convictions antimilitaristes. Rendu à la vie civile en janvier 1961, il répond à une petite annonce du quotidien « Le Figaro ». Le voilà engagé par Hachette pour travailler, comme maquettiste puis illustrateur, sur la collection « Histoire des civilisations ». En 1963, il devient assistant-photographe dans le studio de publicité de Benoît Gillain, l'un des fils de Jijé. S'il a renoncé à ses envies de bande dessinée, il n'a pas renoncé à un destin de cow-boy. En juin 1965, il s'envole enfin pour les Etats-Unis. Il bourlingue de Seattle au Montana et à San Francisco, puis il est hébergé par son copain Pierre Christin, qui enseigne le surréalisme et la « Nouvelle Vague » à l'université de Salt Lake City. L'une des élèves de Christin, prénommée Linda, deviendra d'ailleurs l'épouse de Jean-Claude et la mère de leur fille, Emily. Il place quelques dessins dans « The Children's Friend », une sorte de « Coeurs vaillants » mormon. Jusqu'au jour où Christin lui propose de revenir à la bande dessinée et de lui écrire un scénario. Ils réalisent ensemble deux histoires courtes, « Le Rhum du Punch » et « Comment réussir en affaires en se donnant un mal fou ! », publiées dans l'hebdomadaire « Pilote » en mars et juillet 1966 grâce à l'entremise de Jean Giraud. Ce qui ne l'empêche pas de se frotter à la dure - mais exaltante ? réalité de la vie de cow-boy au Dugout ranch, dans l'Utah. Naissance de Valérian... et de Laureline ! En septembre 1966, Jean-Claude Mézières rentre en France. Après avoir rencontré René Goscinny et Jean-Michel Charlier, les deux rédacteurs en chef de Pilote, il dessine une troisième histoire écrite par Christin, « Le chemin de l'enfer est pavé de bonnes intentions », et un scénario de Fred, le créateur de « Philémon ». Puis il propose à Pierre Christin d'entamer une collaboration durable avec une série au long cours dont ils seraient les auteurs. Le 9 novembre 1967, dans « Pilote », Valérian et Laureline, agents spatio-temporels de Galaxity, entrent en scène avec une aventure de trente planches, « Valérian contre les mauvais rêves ». Christin signe « Linus », clin d'oeil aux Peanuts de Charles Schulz, tandis que Mézières signe « Jc. Mézi ». On aurait pu attendre Jean-Claude sur le terrain du western, sa passion de toujours, mais le secteur est déjà bien encombré entre Lucky Luke, Jerry Spring et Blueberry, alors que la science-fiction est un territoire presque vierge et riche de possibilités. En ce milieu des années 1960, Mézières et Christin auraient sans doute ouvert de grands yeux incrédules si quelqu'un leur avait prédit que leurs héros sillonneraient l'espace-temps tout au long de 25 albums et que leurs aventures serait traduites en une vingtaine de langues. Le réalisateur américain George Lucas ne manquera pas de leur rendre hommage à sa manière avec la saga de « Star Wars », dont certaines scènes semblent avoir été pour le moins inspirées par « Valérian »... Mézières, au-delà de « Valérian »... S'il est l'homme d'une seule série, à l'instar de Morris et de son Lucky Luke, Jean-Claude Mézières a publié des bandes dessinées dans plusieurs magazines spécialisés, de « Métal Hurlant » à « Fluide glacial » et « (À Suivre) », ainsi que des illustrations dans la presse généraliste, des affiches pour des festivals ou des sérigraphies. En 1985, il s'embarque dans une tournée des ports d'Europe en compagnie de Pierre Christin, sur les traces d'une femme mystérieuse qui deviendra l'héroïne d'un récit illustré, « Lady Polaris », publié en 1987 par les éditions Autrement. JeanClaude Mézières a aussi travaillé pour le cinéma, dessinant des décors et des costumes pour « Un dieu rebelle », un film de Peter Fleischmann, et pour « Le Cinquième Élément » de Luc Besson, auquel il a donné l'idée des taxis volants. Une sélection de ces div…
Informations
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Questions fréquentes
Qui a écrit « Mon Cinquième élément décors pour le film de Luc Besson » ?
« Mon Cinquième élément décors pour le film de Luc Besson » a été écrit par Jean-Claude Mézières.
Quand « Mon Cinquième élément décors pour le film de Luc Besson » est-il paru ?
« Mon Cinquième élément décors pour le film de Luc Besson » a été publié le 01/01/1998.
Combien de pages fait « Mon Cinquième élément décors pour le film de Luc Besson » ?
« Mon Cinquième élément décors pour le film de Luc Besson » compte 80 pages.
Qui est l'éditeur de « Mon Cinquième élément décors pour le film de Luc Besson » ?
« Mon Cinquième élément décors pour le film de Luc Besson » est publié par Dargaud.
À quel genre appartient « Mon Cinquième élément décors pour le film de Luc Besson » ?
« Mon Cinquième élément décors pour le film de Luc Besson » appartient au genre : Bande dessinée.
Quel est l'ISBN de « Mon Cinquième élément décors pour le film de Luc Besson » ?
L'ISBN-13 de « Mon Cinquième élément décors pour le film de Luc Besson » est 9782205047516.