Description
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Platon commence son explication par l'introduction d'une nouvelle sphère dans le réel : le monde des Formes intelligibles. Opposé au monde Sensible (qui contient tout ce que nos sens peuvent analyser) le monde intelligible est celui des Formes des objets. Par exemple : Si on imagine un arbre en fermant les yeux, ce n'est pas « un » arbre que nous voyons, il n'a pas d'existence sensible, on ne peut le toucher, cet arbre est seulement intellectuel et appartient donc au monde intelligible.
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Platon utilise un terme spécifique pour désigner le « ce que c'est d'être un arbre » : l'arboréité. Cette sorte de construction linguistique est possible avec tous les objets issus d'une Forme intelligible (cuillerité, bleuité, lourdité...)
Pour Platon, le monde sensible tire sa réalité de ces Formes intelligibles, sans elles, point de connaissances sur le réel et même, point de réel. Cette opinion, Platon nous dit la tirer d'une constatation empirique : « la répétition d'occurrences dans des objets sensibles différents ». Par exemple, le ciel peut être dit bleu et la mer peut l'être aussi, cependant s'agit-il de la même qualité ? Pour Platon, ce sont les Formes qui insufflent leur réalité aux choses. Sans la Forme de la Bleuité, on ne pourrait pas remarquer la répétition de ces occurrences ; les Formes sont ce qui permet d'utiliser le terme Bleu pour des objets sensibles différents. Le constat d'une répétition de certaines qualités empiriques dans des objets différents amène Platon à soutenir l'existence autonome et indépendante du monde intelligible sur le monde sensible.
Partant de sa théorie des Formes établie, Platon questionne Parménide afin de chercher à comprendre comment les Formes intelligibles peuvent participer aux choses Sensibles.
Le texte se compose de deux parties :
Tout d'abord, une critique de la théorie des Formes, dans laquelle Parménide montre à Socrate que si les formes existent, d'une part, il est impossible que les êtres d'ici-bas les connaisse telles qu'elles existent vraiment, d'autre part, le problème de l'accès à ces Formes est aussi soulevé.
Comment résoudre ces apories? en pratiquant la dialectique comme la seconde partie va en donner l'exemple.
Socrate : « De quelle façon Parménide faut-il s’entraîner ? – En faisant précisément ce que tu as entendu Zénon faire. Sous la réserve toutefois de ce que tu lui as dit et qui m’a ravi, à savoir (…) l’appliquer [aux Idées] » (135d10-e4).
* La seconde partie représente les deux tiers du dialogue. Elle comporte huit ou neuf séries de déductions qui à chaque fois sous un angle nouveau examinent l’hypothèse « si l’Un est... ». Parménide énonce les conséquences positives et négatives qui découlent pour l’Un, et pour les autres choses, de l’hypothèse précitée ainsi que de sa négation.
Selon la série de déduction dans laquelle on se situe, l’Un (ou les autres choses) vont ou non pouvoir recevoir un des contraires des couples suivants :
— Un/ Plusieurs.
— Divisible/indivisible.
— Finies/infinies en nombre.
— En repos/en mouvement.
— Les mêmes/différentes.
— Semblables/dissemblables.
— En elles-mêmes/relativement.
— Grandes/petites
— En contact/déconnecté
— Égales/inégales.
L'influence de ce dialogue est considérable ; on peut dire qu'il est la source de toute la métaphysique occidentale. Chaque embranchement de l'analyse de l'Un a donné lieu à une philosophie (néo-platonisme, idéalisme de Berkeley, etc.).
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